
Plougasnou - « Les acteurs du littoral doivent travailler ensemble »
Sur le port, le président départemental de la Fédération nationale de la plaisance et des pêches, Dominique Ropars, accueille les amateurs de son département.
Trois questions à… Dominique Ropars, président du comité départemental du Finistère de Fédération nationale de la plaisance et des pêches en mer.
Quels sont les champs d’action de la Fédération nationale de la plaisance et des pêches (FNPP) ?
La FNPP regroupe plus de 30 000 adhérents en France. Elle mutualise les associations de plaisanciers et de pêcheurs et défend la liberté d’accès à la mer. Les membres adhérents FNPP sont des acteurs de terrain. Des scientifiques écologistes environnementalistes font partie de la Fédération. Ils maîtrisent les différents sujets.
Depuis 1972, nous négocions avec les services de l’État. Par exemple, sur le lieu jaune. La France a autorisé le « No-kill » qui consiste à pêcher le poisson puis à le remettre à l’eau. Sauf que, quand on remonte le lieu de 30 mètres, il est forcément mort. On a réussi à expliquer le non-sens de ce texte. Ça, c’est une action récente de la fédération.
Nous travaillons également sur la réglementation qui prévoit la déclaration de tous les pêcheurs dès l’an prochain. Les pêcheurs à pied seront aussi obligés de se déclarer. C’était dans le texte initial, mais la FNPP a obtenu un report d’application pour cette catégorie de pratiquants.
Nous sommes favorables à la déclaration des pêcheurs mais il faut que ce soit convivial. Si on demande de se déclarer sur un smartphone, pour certains ce sera difficile. Cette déclaration doit être gratuite.
Quelles sont les causes que vous défendez dans le Finistère ?
Mon rôle est d’informer sur l’actualité nautique, écouter le public et faire le lien entre les acteurs de terrain et les instances scientifiques et politiques.
Nous travaillons activement sur la qualité des eaux, les aires et cales de carénage. Les élus et les services ont besoin de comprendre la réalité du terrain. Un grutage pour sortir un bateau, c’est 250 €. Mais, certains ne paieront pas ! Si on veut préserver la qualité de l’eau, ça ne sert à rien de faire un équipement coûteux s’il n’est pas adapté. Le système qui est bon, c’est celui qui est utilisé.
Nous travaillons également avec les universités de Nantes et Brest concernant les ressources et les méthodes de pêche. Les pêcheurs de loisir ont une place essentielle, ce sont eux qui remontent l’information, que nous partageons avec les scientifiques.
Quelles attentes pour l’avenir ?
Les cinq fédérations de pêcheurs plaisanciers en France ont été regroupées en une confédération : Mer et liberté. Mais elle est rarement consultée. Nous aimerions que les pêcheurs de loisirs et les artisans soient différenciés des industriels : l’impact sur le milieu est différent. Il faut que les acteurs du littoral travaillent ensemble pour tendre vers des méthodes de pêche plus respectueuses de la ressource et du milieu.